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Les 5 dernières publications de l'ORS Auvergne-Rhône-Alpes :
Novembre 2025
Auteurs : VAISSADE Laure, MAQUINGHEN Sylvie
Dans le cadre d’un projet d’observation des conduites addictives en Savoie financé par la MILDECA 73 (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), Promotion Santé ARA - Délégation Savoie a souhaité disposer d’indicateurs sur les conduites addictives à une échelle infra-départementale sur sept territoires savoyards : quatre EPCI (Arlysère, Cœur de Savoie, Grand Chambéry, Grand Lac) et trois regroupements d’EPCI (Avant Pays Savoyard, Vallée de la Maurienne et Vallée de la Tarentaise).
Pour chacun des sept territoires, une quinzaine d’indicateurs socio-sanitaires en lien avec les conduites addictives sont représentés par des graphiques. Les indicateurs (effectifs et taux standardisés) portent sur les caractéristiques socio-démographiques de la population (déterminants sociaux de la santé), sur les maladies respiratoires, sur les maladies liées à l’alcool et sur les troubles addictifs.
Les effectifs permettent d’avoir une idée du volume représenté par le phénomène observé sur le territoire et les taux standardisés permettent de comparer les territoires entre eux, de les comparer à la valeur régionale et d’analyser l’évolution dans le temps du phénomène pour mettre en évidence des tendances. Ces indicateurs constituent ainsi un outil d’aide à la décision pour l’ensemble des acteurs locaux de santé publique.
| Arlysère | Avant Pays Savoyard | Cœur de Savoie | Grand Chambéry | Grand Lac | Vallée de la Maurienne | Vallée de la Tarentaise
Septembre 2025
Auteurs : CHEVALIER Agathe, MEDINA Patricia, KORDIC Héloïse, LERONSOUX Margaux, ROUSSILHE Delphine, GONON Valérie
Après deux années de déploiement du dispositif « Psy de rue » (2023 et 2024) Crestois-Pays de Saillans, l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes a souhaité qu’une évaluation de processus et de résultat de celui-ci soit réalisée. L’objectif de cette évaluation est de mettre à jour les conditions de déploiement du projet, le niveau d’atteinte de ses objectifs spécifiques et enfin de contribuer à capitaliser les points forts transférables sur d’autres projets de même type, sur d’autres territoires.
Une méthodologie en plusieurs volets a été mise en œuvre :
- Analyse des données d’activités du dispositif « Psy de rue » ;
- Benchmark réalisé sur des dispositifs similaires existants en France afin d’identifier des points de convergence mais aussi des particularités ;
- Observation participante et une enquête qualitative auprès des personnes bénéficiaires du dispositif Psy de rue et les familles de ceux-ci, des professionnels qui travaillent dans le dispositif et des partenaires locaux en lien avec le dispositif Psy de rue ;
- Temps de travail avec l’équipe de professionnels de la Sauvegarde 26 pour co-construire des indicateurs d’évaluation.
« Psy de rue » est un dispositif relativement novateur sur le territoire Crest-Pays de Saillans, fondé sur des savoir-faire particuliers, et tout particulièrement la « clinique de rue », qui répond de manière adaptée à de forts besoins en santé mentale des jeunes accompagnés par les services de prévention spécialisée.
Le déploiement du dispositif permet une montée en compétences de l’ensemble des professionnels concernés. Le partenariat et le travail en réseau est une condition sine qua non du déploiement et de la réussite du dispositif, qui nécessite encore d’être développé. C'est un dispositif qui repose sur un modèle économique fragile, un dispositif exigeant envers les professionnels impliqués, dont le travail doit encore être soutenu et enfin un dispositif qui doit être ajusté pour répondre aux besoins des jeunes du territoire qui manifestent des besoins d’accompagnement en santé mentale et ne peuvent trouver une réponse adaptée dans le droit commun.
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Septembre 2025
Auteurs : MEDINA Patricia, MARTIN DE CHAMPS Carole, MAQUINGHEN Sylvie, CHEVALIER Agathe, GOTTARELLI Chiara, MEHALLA Monia, KORDIC Héloïse, GONON Valérie
Les objectifs étaient de réaliser une évaluation de processus, et dans la mesure du possible de résultats, du programme « Les Ateliers de l’Amour », mené sur deux années, dans différents résidences pour personnes en situation de handicap mental ou psychique, auprès des bénéficiaires du programme et des professionnels des ESMS impliqués dans le déploiement du programme.
Cette évaluation a été menée à l’aide de deux outils :
1/ Une enquête par questionnaires. Ces questionnaires ont été passés en amont et en fin de déploiement du programme et des modules spécifiques à la première et à la deuxième année de déploiement du programme. Ils ont été traduits en FALC et leur passation a été accompagnée pour permettre aux personnes en difficultés avec l’écrit de participer à cette évaluation. Cette enquête par questionnaires est à la fois innovante et expérimentale : elle a porté sur environ 70 personnes et a permis de mesurer les écarts de connaissances et les évolutions des représentations avant et après le déploiement du programme. Néanmoins, les questions sur les compétences psychosociales demeurent difficiles à élaborer pour être bien comprises par les répondants et pour être analysables. Enfin, des personnes ayant des niveaux de compréhension et verbalisation très différents, selon la nature de leur handicap, ont été intégrées dans le même corpus de répondants. Des enjeux de protection des données personnelles et sensibles, mais aussi une volonté de ne pas stigmatiser les répondants ont encouragé la non distinction des différents handicaps.
2/ Une enquête qualitative par entretiens collectifs avec les bénéficiaires du programme, et avec les professionnels des établissements impliqués dans le déploiement du programme. Les participants à l’enquête ont pu s’exprimer librement, avec leurs mots et forme de verbalisation, pour faire part de leur point de vue sur ce que leur a apporté ce programme. Cette approche très souple apparait comme facilitant grandement l’expression des personnes en situation de handicap mental.
Les deux volets de l’étude convergent clairement sur le fait que les personnes en situation de handicap mental ou psychique bénéficiaires du programme, ont amélioré leurs connaissances (consentement, droit à l’auto-détermination, anatomie, contraception et sexualité, ressources d’aide et de santé) et ont pu faire évoluer leurs représentations sur l’importance du consentement et sur les comportements possibles à avoir pour se protéger d’une agression, la possibilité de parler de sexualité de manière respectueuse et sans tabou, et sur la possibilité de demander de l’aide en cas d’inquiétude ou d’agression.
Ce programme a été également apprécié des professionnels impliqués dans son déploiement, au sein des établissements : ils observent un apaisement et une meilleure capacité des bénéficiaires à dialoguer sur les questions de vie intime, affective et sexuelle. Ce programme a également permis l’émergence d’une culture commune au sein des équipes qui facilite l’appréhension de ce sujet avec les personnes en situation de handicap (particulièrement sur le droit à l’auto-détermination en matière de sexualité, chez les personnes en situation de handicap mental ou psychique).
Le programme peut, lors de certaines séances, présenter un trop grand nombre d’informations pour certains bénéficiaires et il est très chronophage à mettre en place pour les professionnels des établissements, mais son contenu atteint globalement ses objectifs.
| Volume 1 : résultats de l’enquête qualitative | Volume 2 : résultats de l’enquête par questionnaires | Télécharger la synthèse
Juin 2025
Auteurs : MEDINA Patricia, GIOVANNINI Eve, GONON Valérie, ROUSSILHE Delphine
Au sortir de la crise sanitaire du Covid 19, le CHS 26, acteur de santé publique, était préoccupé par le constat d’une souffrance psychique de plus en plus forte chez les jeunes mais aussi chez les enfants. Mal-être, anxiété, phobies, conduites addictives et autres mises en danger chez les adolescents mais aussi chez les enfants, ont en effet été à la fois mis en lumière et aggravés par la crise sanitaire du Covid 19. Cependant, il peut s’avérer complexe pour les professionnels travaillant avec les enfants ou adolescents, travailleurs sociaux, éducateurs ou soignants, de coopérer pour aider l’enfant ou l’adolescent en souffrance psychique. Par ailleurs, les parents se sentent parfois démunis face à des comportements ou des difficultés qu’ils ne comprennent pas et face aux différentes aides possibles qui ne sont pas toujours lisibles pour eux. Ces difficultés sont renforcées pour les personnes en situation de défavorisation socio-économique.
Ces constats sont également discutés au sein d’un groupe informel de pédopsychiatres, hospitaliers, associatifs et libéraux présents en Drôme et Ardèche, le Réseau Enfant Sujet, constitué en 2009 à l’initiative des médecins des établissements de soins (CMPP la Pierrotte, CMPP Clos Gaillard et CMP de Romans). La question se posait, dès lors, des différents accompagnements professionnels qui peuvent s’articuler autour de l’enfant, de l’adolescent ou du jeune, en cohérence avec le soin psychique élaboré par une équipe soignante.
À la croisée du besoin repéré par le CHS 26 de travailler sur le thème de la santé mentale et des réflexions et interrogations partagées au sein du Réseau Enfant Sujet, un questionnement a ainsi surgi sur les articulations existantes, absentes ou souhaitables entre les discours et pratiques des professionnels du soin, des parents et des autres professionnels qui entourent l’enfant ou l’adolescent (enseignants, travailleurs sociaux, éducateurs, …). Afin de nourrir cette réflexion et de mettre en exergue quelques pistes de réflexion, l’ORS a proposé de réaliser une étude qualitative exploratoire, auprès de professionnels de terrain, en Ardèche et en Drôme. La méthodologie de l’étude comportait 2 volets :
- Une exploration bibliographique menée à partir de documents qui abordent la question de l’articulation entre professionnels du soin psychique et professionnels hors soins psychiques, travaillant avec des enfants, adolescents ou jeunes en souffrance psychique. Il ne s’agissait pas ici de réaliser une revue de la littérature mais plutôt de repérer les grands enseignements qui émergent de ces travaux, afin de préparer la phase d’entretiens qualitatifs.
- Une enquête qualitative réalisée par entretiens semi-directifs approfondis, collectifs et individuels (téléphoniques ou en présentiel) avec des professionnels du soin psychique et des professionnels travaillant avec des enfants, des adolescents ou des jeunes, hors soin psychique. Ces entretiens ont été menés auprès de professionnels sollicités par les membres du comité de suivi de l’étude, à l’aide de guides d’entretien. Il s’agissait ici d’explorer et de restituer le point de vue de ces différents professionnels qui exercent en Drôme ou en Ardèche, en zones urbaines et rurales, avec des publics différents. L’objectif de cette étude qualitative était de repérer les articulations existantes ou souhaitables entre différents professionnels autour d’enfants ou adolescents en souffrance psychique.
Au total, 65 professionnels ont été interviewés.
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Février 2025
Auteurs : CHEVALIER Agathe, SONKO Abdoul, MAQUINGHEN Sylvie, MEDINA Patricia, KORDIC Héloïse, LE CALLOCH Alan
Les objectifs de cette étude étaient de :
- Réaliser un état des lieux partagé sur la situation sanitaire du territoire, en impliquant les acteurs locaux, dont les professionnels de santé libéraux, les institutions et associations en présence, les habitants, à partir de données statistiques et données qualitatives,
- Alimenter un possible Contrat Local de Santé et sa dynamique mettre à jour collectivement, des pistes de réflexion et d’action, à partir de thèmes et problématiques de santé identifiés.
Une méthodologie en deux volets a été mise en œuvre :
- 1/ Volet quantittif : analyse de données socio-sanitaires et santé-environnement ;
- 2/ Volet qualitatif : 6 entretiencollectifs thématiques avec des professionnels (environnement et cadre de vie ; offre de soins et accès aux soins et à la prévention ; santé mentale ; santé des personnes en situation de précarité ; santé des femmes ; santé des personnes âgées) ; et 2 entretiens collectifs avec des habitants. Au total, plus de 80 professionnel ont été rencontrés.
Des points d'attention ressortent sur le territoire :
- Une vigilance sur les unités urbaines plus marquées par des déterminants défavorables à la santé : population plus âgée, plus modeste ou défavorisée, et davantage de personnes vivant seules
- Un territoire globalement préservé au niveau des indicateurs de santé, mais des points d’attention sur le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la santé mentale, l’asthme, particulièrement sur les unités urbaines, qui concentrent les populations les plus modestes ou défavorisées. Il faut également avoir une vigilance sur un éventuel retard de recours aux soins, y compris en rural
- Certains indicateurs d’offre de soins et de densité de professionnels de santé en dessous des moyennes régionale(en particulier pour les médecins généralistes)
- Enfin, un recours plus faible à la prévention concernnt les dépistages du cancer du sein chez les femmes de 50-74 ans et bucco-dentaire chez les jeunes, et la vaccination des personnes âgées contre la grippe.
Globalement, c'est un territoire de moyenne montagne proche des ressources de Grenoble, avec des contraintes propres aux territoires ruraux mais une dynamique saluée avec des ressources structurantes en local dont l’hôpital de la Mure et un tissu associatif bien présent.
| Volet quantitatif | Volet qualitatif
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